La paixTous les messages

CHEMIN DE LA PAIX AU CONGRES INTERNATIONAL DES MERES POUR LA PAIX A PARIS , LILLE ET VILLENEUVE D’ASCQ

Chemin de la paix à travers sa coordinatrice Maître Thérèse Kulungu  vient de participer au Congrès International de la Fédération nationale « Mères pour la Paix« organisé dans le cadre de la célébration de son  25ème anniversaire qui s’est  déroulé du 17 au 21 octobre 2019.

Le thème de ce congrès, « Plus de femmes pour plus de paix« , visait à souligner le rôle essentiel que les femmes peuvent, et devraient pouvoir jouer, dans la prévention des conflits, leur résolution et les processus de réconciliation et de reconstruction nécessaires pour garantir une paix durable.

Ce thème a été développé à travers trois aspects qui nous paraissent fondamentaux : la justice, l’éducation et le leadership, qu’il soit politique, social, culturel ou économique. Ce sont trois vecteurs de paix auxquels la participation des femmes peut apporter une dimension réellement significative.

Pour notre part, nous étions invitée à présenter sur “la Justice Transitionnelle pour répondre aux attentes des victimes. Prévention contre la répétition des crimes » le 18 octobre à l’Assemblée Nationale à Paris ; le 19 octobre sur les piliers du Modèle Panzi à Villeneuve d’Ascq et aussi à participer dans l’atelier « Justice et lutte contre l’impunité »

  1. De la Justice Transitionnelle pour répondre aux attentes des victimes. Prévention contre la répétition des crimes.

Etant un ensemble de mesures judiciaires et non judiciaires permettant de remédier au lourd héritage des abus des droits humains dans la société qui sortent d’un conflit armé ou d’un régime autoritaire ; la justice transitionnelle se résume en4 piliers qui sont : le droit à la vérité, le droit à la justice, le droit à la réparation ( réconciliation) et à la garantie de non répétition. 

Premièrement, le droit à la Vérité est un droit inaliénable à la vérité, signifie le droit pour chaque peuple ou personne de connaitre la vérité sur les événements passés relatifs à la perpétration des violations graves et systématiques des droits de l’homme. C’est aussi le droit de connaitre la vérité sur les circonstances et les raisons qui ont conduit à la perpétration de ces crimes.

Deuxièmement, le droit à la justice s’analyse d’abord comme l’obligation qu’ont les Etats de mener rapidement des enquêtes judiciaires approfondies, indépendantes et impartiales sur les violations des droits de l’homme et droit international humanitaire.

Troisièmement, le droit à la réparation consiste à réparer le préjudice subi, peut emprunter de nombreuses formes tant matérielles (restitution, indemnisation) que symboliques (demande de pardon, érection des monuments), bénéficie aux victimes mais aussi à la société toute entière.

Enfin quatrièmement, la Garantie de non répétition consiste à prendre des mesures de prévention de la résurgence des violences qui inclut notamment des reformes institutionnelles de démocratisation, de construction de l’Etat de droit, de culture des droits de l’homme, des reformes de secteurs de sécurité (police, armées, etc.).Ainsi que de politique de mémoire.

Pour répondre aux attentes de victimes (directes et indirectes), le schéma de la Justice Transitionnelle avec ses quatre piliers s’avère indispensable, gage de la restauration d’une paix durable.

Partant de l’expérience de mon pays la RD Congo, la Commission Vérité et Réconciliation mise en place en 2003 comme l’une des commissions d’appui à la démocratie a été détournée de sa mission. Pour la simple raison que certains animateurs de la dite transition sont cités dans les violations les plus graves des droits de l’homme….

Dans l’entretemps, de nouveaux crimes continuent à être commis sur le sol congolais, y compris par les mêmes auteurs des années 1993, forts de l’impunité dont ils sont assurés et de l’influence militaire, politique, et/ ou économique qu’ils ont conservée.  Les bourreaux d’hier sont les commandants, les dirigeants d’aujourd’hui…Un régime d’impunité installé depuis bientôt 25 ans et qui rend le peuple « esclave » dans son propre pays.

Pour conclure, nous avons lancé un appel à tous les participants de se joindre à nous dans la campagne de lutte contre l’impunité des violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire à travers le mouvement « Chemin de la Paix ».

2. Du Modèle holistique de Panzi  ‘‘One Stop center’’.

Notre exposé s’est penché à expliquer le tableau ci-dessous qui résume les piliers du Modèle holistique Panzi. L’avantage de ce modèle est que le patient entre dans Panzi victime et en sort survivant.

Le travail de Panzi, c’est plus qu’une réparation, avons-nous conclu.

                     

Kinshasa, 24 octobre 2019,

Me Thérèse KULUNGU

Coordinatrice Chemin de la Paix                                                                                                                 

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
24 ⁄ 12 =


Bouton retour en haut de la page
Fermer